Le solaire en France métropolitaine
En France métropolitaine, le photovoltaïque a changé de logique en juin 2026 : le soutien public à la revente a quasiment disparu, mais l’autoconsommation reste rentable — à condition de dimensionner l’installation sur votre consommation réelle, et non sur la surface de votre toit.
- Régime applicable
- Arrêté du 6 octobre 2021, modifié le 1er juin 2026
- Prime à l’investissement
- Supprimée
- demandes de raccordement à partir du 5 juin 2026
- TVA
- 5,5 %
- jusqu’à 9 kWc, logement de plus de 2 ans, depuis le 01/10/2025
Ce qui a changé le 1er juin 2026
L’arrêté du 1er juin 2026, publié au Journal officiel du 4 juin, met fin à la prime à l’investissement pour les nouvelles installations photovoltaïques en métropole continentale, et ramène le tarif de rachat du surplus à un niveau symbolique. Toutes les demandes de raccordement complètes déposées à partir du 5 juin 2026 relèvent de ce nouveau régime.
La justification avancée est la maturité du marché : le coût des modules a fortement baissé depuis la mise en place du dispositif, et l’équilibre économique d’un projet ne dépend plus d’une subvention à l’installation. Le résultat, en revanche, est un changement de raisonnement complet pour le particulier.
Pourquoi l’autoconsommation reste intéressante malgré tout
Le calcul ne repose plus sur ce que vous vendez, mais sur ce que vous n’achetez plus. Chaque kWh que vous produisez et consommez vous-même est un kWh que vous ne payez pas à votre fournisseur — au prix du kWh au détail, taxes comprises, qui reste très supérieur au tarif auquel on vous rachèterait ce même kWh.
La conséquence pratique est nette : l’installation surdimensionnée « pour revendre » n’a plus de sens en métropole. Ce qui compte désormais, c’est le taux d’autoconsommation — la part de votre production que vous consommez réellement. Un chauffe-eau piloté, une voiture rechargée en journée ou une pompe à chaleur déplacent le curseur bien plus efficacement que quelques panneaux supplémentaires.
C’est aussi pourquoi notre simulateur part de votre facture et de vos habitudes de consommation, et pas de la surface disponible en toiture. Le résultat s’affiche avant toute demande de coordonnées, avec la table des hypothèses de calcul.
Les aides encore mobilisables en métropole
La TVA à taux réduit de 5,5 % reste applicable aux installations jusqu’à 9 kWc sur un logement achevé depuis plus de deux ans, depuis le 1er octobre 2025. Elle porte sur la fourniture et la pose, et se répercute directement sur le devis.
Selon les travaux, le profil du foyer et le bouquet de rénovation engagé, d’autres dispositifs peuvent entrer en jeu — MaPrimeRénov’, les Certificats d’Économies d’Énergie, ou des aides portées par la région, le département ou l’intercommunalité. Ces dispositifs évoluent souvent, et leurs conditions d’éligibilité sont rarement les mêmes d’un territoire à l’autre : nous les vérifions au cas par cas plutôt que de publier un barème qui serait périmé dans trois mois.
Questions fréquentes — France métropolitaine
La prime à l’autoconsommation existe-t-elle encore en métropole en 2026 ?+
Non. L’arrêté du 1er juin 2026 l’a supprimée pour toute demande de raccordement complète déposée à partir du 5 juin 2026. Les dossiers déposés avant cette date restent régis par le régime antérieur.
Est-ce encore rentable d’installer des panneaux solaires en métropole ?+
Oui, mais sur une logique d’autoconsommation et non de revente. La rentabilité vient des kWh que vous n’achetez plus à votre fournisseur, au prix de détail. Elle dépend donc de votre consommation, de son profil horaire et du prix de votre contrat — d’où l’intérêt d’une estimation personnalisée avant tout devis.
Faut-il installer une batterie ?+
Pas systématiquement. Une batterie augmente le taux d’autoconsommation mais alourdit l’investissement. Elle se justifie surtout quand la consommation est concentrée le soir, ou quand la stabilité du réseau local est un enjeu. C’est un arbitrage à chiffrer, pas une évidence.
Quelle TVA s’applique à mon installation ?+
Le taux réduit de 5,5 % s’applique aux installations jusqu’à 9 kWc sur un logement de plus de deux ans, depuis le 1er octobre 2025. Au-delà de 9 kWc, ou sur un logement neuf, le taux normal s’applique.
Cadre réglementaire vérifié le 5 août 2026. Les barèmes et tarifs d’achat sont révisés périodiquement par arrêté : les montants cités sont des ordres de grandeur, jamais un engagement. Seul le barème en vigueur à la date de dépôt de votre dossier complet fait foi.
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